Petit écran - "Le direktor" : 6/10
J’aime bien parler des films que je vois, peut-être aussi dans l’espoir d’en discuter un peu avec vous. Bon et puis j’aime bien Lars Von Trier, il a au moins le mérite de faire, du cinéma, un champ de recherche et d’expérimentation, plutôt que d’appliquer des recettes éprouvées.
Dernier film à son actif "Le direktor", dans lequel je me suis plongé hier. Un film concept totalement fou, avec le parti pris que les cadres de prises de vue seraient choisis au hasard par un logiciel informatique. Afin, d’après Von Trier, "de réduire l'influence humaine sur l'oeuvre en convoquant l'arbitraire, pour obtenir une surface dépourvue d'idéologie, et détachée des habitudes pratiques et esthétiques". Programme très excitant et complètement artificiel… mais ça tombe bien car le propos du film est bien là, l’artifice.
Car le synopsis est le suivant : le propriétaire d'une société informatique décide de vendre son entreprise. Le problème, c'est que lors de la création de celle-ci, il avait inventé de toutes pièces un président, se retranchant derrière ce personnage fictif au moment de prendre des décisions impopulaires. Or, les potentiels acheteurs veulent négocier avec ce président... Le propriétaire fait alors appel à un acteur au chômage pour jouer ce rôle. Le comédien va découvrir qu'il est un pion dans une histoire qui va mettre son sens moral à rude épreuve.
Bon ben au final, je n’ai pas été conquis à 100%. C’est drôle mais c’est froid, glacial même, tant c’est déshumanisé au possible. Mais en nous tendant ce miroir pas si éloigné des réalités du monde de l’entreprise, ça donne à réfléchir sur le sens de nos vies professionnelles, ma foi. Rien qu’à voir les salariés de cette entreprise qui sont tous à mourir de rire, on comprend à quel point, dans nos entreprises modernes, on peut être soumis à une pression psychologique totalement absurde.
La bande annonce !
Plus d'infos sur ce film
02/06/08 - 21:34
Toujours trés fort ce Lars Von Trier pour oser des expériences cinéma inconfortantes. On adhère ou pas au propos du bonhomme mais on lui reconnaît ce talent de faire réagir et nous laissait en pleine interrogation et d'user d'un style cinématographique particulier, franc tireur et plus étonnant qui n'ennuie pas. J'ai adoré sa série "L'hopital et ses fantomes", bijoux d'inventivité englobant tous les genres (drame, fantastique, comédie, thriller), cinématographiquement parlant, j'ai beaucoup aimé Dogville, Dancer in the dark (sauf la fin du film), Breaking the waves, Les idiots (l'un des meilleurs) et j'ai pu voir Epidemic fait dans les années 80, une expérience en soi. En revanche, je me suis pas frotté à ce dernier métrage. En attendant son Antichrist qui promet encore d'être une sacré expérience !
sismo (visiteur)